Quand le plastique fait mal… bien avant qu’il ne devienne déchet

Le terme « plastique » recouvre une grande variété de matériaux synthétiques dérivés majoritairement des énergies fossiles. Plus de 90 % des plastiques sont encore fabriqués à partir du pétrole et du gaz naturel, un processus lui-même source d’émissions et de polluants majeurs.

Ici, l’étude ne se contente pas d’examiner les déchets visibles dans l’environnement, mais prend en compte l’ensemble du cycle de vie des plastiques :

  • Extraction des matières premières : forages pétroliers et gaziers, émissions fugitives, polluants.
  • Transformation et fabrication : chaleur, énergie, produits chimiques libérés dans l’air.
  • Transport et distribution : combustibles fossiles consommés, particules fines.
  • Usage et fin de vie : déchets, incinération, mise en décharge, émissions persistantes de polluants.

À chaque étape, des substances nocives (gaz à effet de serre, particules fines, toxiques chimiques) sont émises dans l’air ou l’environnement. Ces polluants sont connus pour affecter la santé humaine sous diverses formes : maladies respiratoires, cancers, affections cardiovasculaires ou encore effets liés au réchauffement climatique.

Comment une simple bouteille pèse déjà sur notre santé ? 

Un exemple concret cité dans l’étude est celui de la bouteille d’eau en PET. Cette bouteille commence sa vie dans un puits de pétrole ou de gaz, est transformée via des processus énergivores et chimiques, est transportée, consommée, puis jetée, puis oubliée dans les décharges. À chaque étape, des polluants et des gaz sont émis. La somme de toutes ces émissions contribue, à l’échelle globale, à des années de vie en bonne santé perdues.

Jusqu’ici, la « crise plastique » était pensée surtout comme un enjeu environnemental : 

  • déchets sur les plages, 
  • animaux marins étouffés, 
  • îles de plastique flottantes… 

Aucun de ces faits n’est faux. Mais l’étude récente ouvre une autre perspective. Le plastique est aussi, intrinsèquement, un problème de santé publique mondiale qui pourrait s’aggraver très rapidement si nos systèmes de production et de consommation ne changent pas de cap.

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