Selon une étude publiée le 27 janvier 2026 dans The Lancet Planetary Health, les émissions et pollutions générées par le plastique à chaque étape de son cycle de vie, de l’extraction du pétrole à sa fin de vie, pourraient être responsables, dans vingt ans, de 4,5 millions d’années de vie en bonne santé perdues chaque année, contre 2,1 millions en 2016 si rien ne change. On vous explique.
Loin de se limiter à encombrer nos océans ou nos poubelles, le plastique est maintenant associé à une charge sanitaire croissante à l’échelle mondiale.
Le plastique ne commence pas à nuire lorsqu’il devient déchet. Il émet, pollue et expose dès sa naissance, tout au long d’une chaîne industrielle où se mêlent extraction pétrolière, transformation chimique, transport, incinération et émissions atmosphériques.
C’est précisément cette vision globale, souvent éclipsée par l’omniprésence des images de pollution marine, qu’une équipe internationale de chercheurs, menée par la London School of Hygiene and Tropical Medicine, en collaboration avec des institutions françaises et britanniques, a entrepris d’examiner sous un angle sanitaire.
Selon leur étude, publiée le 27 janvier 2026 dans The Lancet Planetary Health, si les trajectoires actuelles de production et de consommation ne changent pas, les dommages sanitaires liés aux plastiques pourraient plus que doubler d’ici à 2040.
Une projection vertigineuse, d’autant plus préoccupante qu’elle repose sur des éléments mesurables (pollution de l’air, gaz à effet de serre, substances toxiques) mais n’intègre pas encore certains aspects cruciaux comme les microplastiques et nanoplastiques, présent notamment dans notre alimentation, faute de données suffisantes.
